Mardi 16 octobre 2007
Mayotte fut l'objet à la fois d'acerbes critiques et de malencontreuses apologies.
Magnifique. Belle. Ensoleillée. Tropicale. Exangue d'une pureté inimaginable. Elle est comparée aussi à un Tiers-Monde qui souffre de tous les maux.
Il est dommage de constater qu'on a envers cette île des points de vue souvent extrêmes. Pour ceux qui viennent s'installer temporairement, Mayotte est à la fois magnifique et petite, belle et repoussante, naïve et ébouriffante. On est face à des oppositions et des antagonismes qui manquent de tirer vers le haut la nature réelle de cette île, une île peuplée et confrontée à des rivalités diverses. Eh oui !! Mayotte est raffinée par sa joie de vivre et elle est enlaidie par nos a priori. Je m'explique.
Comme dit Aznavour : "la misère est moins pénible au soleil". Certes, mais il n'en reste pas moins que si tout le monde concourre à lutter contre cette misère, même avec de la neige, Mayotte resterai magnifique. J'entends ici dénoncer des visions assez manichéistes, caricaturales et fondamentalement absurdes de certains préjugés.
Au préalable, la chaleur particulière de l'île, qui réjouit les âmes, peut aussi dessécher les coeurs. Cette chaleur émane des hommes, des femmes et des enfants qui peuplent l'île. mais il est dommage de constater la prévalence d'une perception caduque et anachronique d'une Mayotte close et totalement subjuguée par l'apparence. Certes, obnubilée par la modernité, assoiffée par un idéal tourné vers le matérialisme exacerbé, désirant le "tout et maintenant", les Mahorais et Mahoraises ont oublié leur singularité. Une singularité qui démontre leur fraîcheur, leur accueil, leur coeur le plus pur. S'évertuant à voir dans le visage de l'Autre une richesse potentielle, il s'avère qu'aujourd'hui l'Autre est devenu pour le Mahorais un rival potentiel.
Comment expliquer ce phénomène ?
Le Mahorais naïf a eu la malchance de connaître la violence inutile de la modernité véhiculée (les modes de communications de nos jours, l' avènement de tout ce qui est matériel : centres commerciaux, etc). Le Mahorais veut vivre comme le bourgeois qui habite dans les plus chics quartiers de Paris.
A-t-il honte de manger du piment et des hérissons ? Cela ne fait-il pas assez beau de se vêtir traditionnellement ? Le Mahorais a-t-il honte de se voir dans le miroir comme étant un homme ayant une spécificité propre ? Pourquoi veut-il se faire autre ?
Nous continuerons la prochaine fois.
Magnifique. Belle. Ensoleillée. Tropicale. Exangue d'une pureté inimaginable. Elle est comparée aussi à un Tiers-Monde qui souffre de tous les maux.
Il est dommage de constater qu'on a envers cette île des points de vue souvent extrêmes. Pour ceux qui viennent s'installer temporairement, Mayotte est à la fois magnifique et petite, belle et repoussante, naïve et ébouriffante. On est face à des oppositions et des antagonismes qui manquent de tirer vers le haut la nature réelle de cette île, une île peuplée et confrontée à des rivalités diverses. Eh oui !! Mayotte est raffinée par sa joie de vivre et elle est enlaidie par nos a priori. Je m'explique.
Comme dit Aznavour : "la misère est moins pénible au soleil". Certes, mais il n'en reste pas moins que si tout le monde concourre à lutter contre cette misère, même avec de la neige, Mayotte resterai magnifique. J'entends ici dénoncer des visions assez manichéistes, caricaturales et fondamentalement absurdes de certains préjugés.
Au préalable, la chaleur particulière de l'île, qui réjouit les âmes, peut aussi dessécher les coeurs. Cette chaleur émane des hommes, des femmes et des enfants qui peuplent l'île. mais il est dommage de constater la prévalence d'une perception caduque et anachronique d'une Mayotte close et totalement subjuguée par l'apparence. Certes, obnubilée par la modernité, assoiffée par un idéal tourné vers le matérialisme exacerbé, désirant le "tout et maintenant", les Mahorais et Mahoraises ont oublié leur singularité. Une singularité qui démontre leur fraîcheur, leur accueil, leur coeur le plus pur. S'évertuant à voir dans le visage de l'Autre une richesse potentielle, il s'avère qu'aujourd'hui l'Autre est devenu pour le Mahorais un rival potentiel.
Comment expliquer ce phénomène ?
Le Mahorais naïf a eu la malchance de connaître la violence inutile de la modernité véhiculée (les modes de communications de nos jours, l' avènement de tout ce qui est matériel : centres commerciaux, etc). Le Mahorais veut vivre comme le bourgeois qui habite dans les plus chics quartiers de Paris.
A-t-il honte de manger du piment et des hérissons ? Cela ne fait-il pas assez beau de se vêtir traditionnellement ? Le Mahorais a-t-il honte de se voir dans le miroir comme étant un homme ayant une spécificité propre ? Pourquoi veut-il se faire autre ?
Nous continuerons la prochaine fois.