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Vendredi 14 avril 2006
Je ne saurais pas quoi penser de Mayotte si je ne mettais pas ce petit coucher de soleil. On est toujours au sud de Mayotte pas très  loin bien sûr de mon village. C'est un moment qui mériterait d'être vécu par tout un chacun et qui je pense, inspirerait le poète en mal de muse. Je trouve quand même que la beauté reste un mystère. Mais comme on le sait tous, la nature est singulière. Je devrais arrêter de papoter et vous laisser éprouver cet impertinent et majestueux éclat de la nature.
Ah! que dire d'un beau coucher de soleil? ça laisse rêveur......... n'est ce pas!!!!!!!!!!!
Par luniz - Publié dans : luniz-mda
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Vendredi 14 avril 2006
appréciez cette vue sur la mer qui se trouve au sud de mayotte. pas mal ce fond bleu clair
Par luniz - Publié dans : luniz-mda
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Mercredi 12 avril 2006
Nous avons essayé  d'avoir une approche substantielle quant à la question de l'identité à Mayotte. C'est un sujet avant tout inépuisable et sujet à contreverse. Mais on n'est pas là pour avoir le dernier mot ni prévaloir une vision unique sur ce sujet. La culture comme l'idenité d'une personne ou d'une société  obéit à des fluctuations et à des  situations qui peuvent parfois  échapper à toute tentative d'interprétation. En effet c'est difficile de figer une culture, peu importe sa nature, comme c'est aussi délicat de déterminer avec exactitude l'identité d'un individu. L'être reste unique par son caractère intrinséque mais il est changeant au contact de la vie et de l'histoire. C'est à la fois dans cette dimension historique de l'être et son inéité que se juxtapose la question de l'identité. Il est convenu tout de même de spécifier et d'ancrer la primauté de toute identité. Fonder la légitimité d'un individu est le préalable de la reconnaissance de sa personne; c 'est aussi l'occasion de marquer son universalité. De ce fait le concept d'identité offre la chance de promouvoir la nature humaine et au demeurant son statut d'homme. Cependant c'est  la société qui donne une finalité à l'être car c'est l'unique lieu ou l'individu arrive à faire l'expérience de son être et à échanger avec autrui qui est symboliquement son autre moi. N'oublions pas non plus de marquer la singularité de notre être car ceci est une richesse, à condition de la partager. L'ouverture au monde permet la pérénisation de la spécificité d'une identité. C'est en allant vers les autres  qu'on communique et c'est par cette communication que la richesse identitaire se déploie. Mais il est tout aussi nécessaire de sauvegarder  les quelques originalités qui caractérisent une culture pour mieux la défendre et de ne pas tomber dans cette forme d'acculturation qui est la culture de masse. Mayotte a besoin de s'interroger sur cette nouvelle donnée (la culture de masse ou la mondialisation de la consommation). On peut suggérer une protection de la culture mahoraise en la réactivant tout le temps et en lui donnant la possibilté de s'exprimer. Cela ne doit pas être entendu comme du protectionnisme ou une sorte de sauvegarde de l'exception culturelle. Il s'agit de donner à la culture ou à l'identité culturelle un espace où elle pourra s'exprimer. Dans cette lignée cependant les particularismes séculaires mahorais ne doivent pas être confondus à du communautarisme identitaire. Pour cela il est évident que le partage de cette culture est nécessaire. C'est ici que le pouvoir politique et les institutions doivent jouer leur rôle de régulateur. Nous nous arrêtons ici pour ce chapitre concernant la culture et l'identité mahoraise. N'ayez pas peur de me faire des critiques même les plus acerbes. La culture n'est pas faite pour être consommée, elle doit être vécue.
Par luniz - Publié dans : luniz-mda
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Mercredi 22 mars 2006
C'est au travers de l'exercice de l'histoire et à l'interprétation de celle-ci que s'affiche et s'inaugure la problématique identitaire. Comment donner sens à une identité et de quelle manière pourrons-nous la dissocier des idées reçues à ce sujet ? Non seulement il faut voir l'histoire comme une  forme d'emprise de l'homme sur la nature, mais elle est aussi une expression des vécus qui se caractérisent par une volonté de se détacher de cette nature. C'est en fait un double mouvement qui se traduit par l'affirmation de l'Etre en tant que sujet subissant plus ou moins les lois de la nature et le sujet qui se donne les moyens de s'approprier la nature. Cette jonction entre nature et histoire résoud, plus ou moins - en tout cas primitivement-, le problème identitaire. Nous sommes des êtres de la nature mais, historiquement, nous devenons l'acteur et le moteur de cette nature. Cette démarche dualiste nous informe quant au concept d'identité. Ce concept se forge à travers la reconnaissance de soi comme entité naturelle et à travers l'appropriation de soi comme dépositaire de la nature. C'est ainsi que se dégage une herméneutique historique de la culture et de la notion de soi dans la communauté, c'est-à-dire que c'est en interprétant l'histoire qu'on voit apparaître cette notion de culture. La culture apparaît dans cette confrontation quasi métaphysique de l'homme qui fait l'expérience de soi et de l'histoire qui lui signifie sa réalité propre. On ne peut pas dissocier l'interprétation historique de la culture et l'implication de l'homme dans la réalisation de son histoire. Si on arrive à confondre ces deux expressions, il est alors permis d'affrmer que c'est au travers de la juxtapposition politico-historique que peut naître la notion d'identité. L'homme s'identifie spécifiquement au travers de son histoire, mais aussi au travers des circonstances socio-politiques. En effet, c'est la société, en tant qu'organisation rationnelle constituée par l'homme, qui instaure l'affirmation de l'identité. Je ne me reconnais homme que dans une société donnée. Ce qui sous-entend qu'en dehors de toute société, l'homme pourrait être considéré comme une entité naturelle apolitique. Donc, il ne peut pas être doué de la raison politique.  Bien que ce soit  difficile de donner une définition claire et nette de la notion d'identité, on peut néanmoins souligner que celle-ci est une réalité. Cette réalité se voit dès lors où un individu justifie son appartenance à une communauté bien précise. Et c'est l'histoire de cette communauté qui donne à l'individu son ancrage identitaire. Par conséquent, c'est à la convergence de l'histoire et de l'avènement d'une société politique que se justifie cette notion d'identité. C'est dans ce cadre, sinon dans cette hypothèse, qu'on peut raisonner sur la situation de Mayotte. Mayotte n'est pas un agrégat d'individus ne possédant pas d'histoire ;  elle est , si l'on veut bien le souligner, une réalité historique, politique, sociale et culturelle.  Les dispositions naturelles d'une communauté, par exemple celle de Mayotte, permettent de faire surgir une capacité rationnelle d'affirmation de l'identité de soi. Pour illustrer ce fait, nous revenons au moment décisif du choix des Mahorais (1975)  à propos de l'appartenance à la France. Cette année charnière est marquée par un bouleversement sans précédent. Pour une fois, les Mahorais ont su affirmer leur désir et leur perspective d'avenir. 1975 est à la fois un moment de crise qui a coupé les Mahorais en deux camps distincts, mais révélant par la même occasion l'affirmation nette d'une communauté résolument tournée vers un autre destin : Mayotte française. Cette interprétation historique de cette période marque manifestement l'émergence massive de l'identité mahoraise. Cette révélation identitaire marque le fait qu'il existe une coupure entre le colonialisme d'avant 1975 et l'émergence d'une certaine forme d'autonomie à venir.
Par luniz - Publié dans : luniz-mda
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Dimanche 19 mars 2006
Au-delà de nos désirs certains à vouloir clarifier notre culture au sein de la République Française, nous n'avons pas non plus le droit de trop vouloir nous distinguer des autres territoires français. Il existe un désir communautaire, mais ce fait ne doit pas être assimilé avec une certaine idéologie communautariste. Notre rapprochement à la culture française doit être vécu comme une ambition commune pour la liberté. Mais cette convergence envers des valeurs autres ne nous autorise pas à négliger notre façon de vivre, autrement dit notre culture. Nous devons chercher à faire intégrer  nos caractéristiques dans ce monde nouveau. Cette culture mérite d'être vécue et entretenue au quotidien et valorisée à chaque instant. La conscience collective doit promouvoir ce choix qui est d'assumer cette culture dans cette nouvelle perspective. Ce qui suppose le fait que nous devons l'inscrire dans ce schéma logique d'appartenance politique. Nos institutions locales doivent survivre dans ce renouveau et ce partage de notre histoire avec la France. Ceci n'est pas un programme politique mais juste un paramètre à prendre en compte. Effectivement si on veut ressentir notre entière intégration à la France, nous devons pérenniser nos acquis historiques et nos champs traditionnels. Mais on peut se demander si toutes ces traditons pourront trouver leur pérennité face  à cette mutation politique  et ces  bouleversements. N'allons-nous pas perdre certaines de nos valeurs séculaires? Est-ce que nos habitudes insulaires pourront s'harmoniser avec les us de la République? Pour nous faire connaître au sein de cette communauté, il faut aussi que nous mettions  à la disposition des autres les clefs nécessaires pour nous saisir. Nos coutumes, que nous portons sur nous comme une chemise, doivent être véhiculées et se faire une place dans cet agrégat de diversité. Cependant, fort est de remarquer que la culture individualiste portée à son paroxysme en France ne correspond pas avec la réalité de  vie  communautaire de  Mayotte. Je ne veux pas dire qu'à Mayotte, l'individu n'est pas reconnu comme tel. Je veux marquer la différence qui existe entre le traitement de l'individu à Mayotte et en France. L'homme n'est reconnu en France qu'au travers de son individualisme très fort. La France promeut une société individuelle alors que cet aspect de l'individu à Mayotte n'est pas aussi exacerbé.  De plus, l'idée de solidarité (musada) ne reflète pas la même dimension ou la même signification qu'on soit en France ou à Mayotte. Est-ce que nous partageons aussi la même interprétation de cette notion de laïcité? Tels sont les quelques points qui  font appel à la réflexion de  chacun et  aux partages d'expériences. C'est aussi le lieu où se met en lumière la spécificité de l'identité mahoraise. Une spécificité vivante qui concoure à ce que nous tirions vers le visible ces facettes. Ceci pose le problème de la place de l'individu au sein de la société. A première  vue, on peut déjà  supprimer  certains faux problèmes. La pratique de la foi ne pose pas problème  à  Mayotte  dans  la  mesure où c'est une pratique très ouverte et totalement compatible avec  les lois de la République. Les Mahorais ont une vision et une approche assez particulières de leur foi. L'exercice de la croyance  est suggérée mais laissée au libre arbitre de tout un chacun. Mais ceci est aussi un handicap quant on tient compte des actualités internationales où demeure la méfiance à toute forme de croyance religieuse. Mais j'aspire à dire que Mayotte, dans ce débat, est un exemple. Heureusement, on n'a pas encore connu de violences en matière de confession. La pratique religieuse cohabite pour l'instant parfaitement bien avec les pratiques sociales et autres. On se demanderai si avec cette évolution  politique, ce fait  pourrait  toujours perdurer? On ressent  quand même une dichotomie entre le laïc et la foi, surtout dans une société qui  veut se tourner vers le rationnel institué. En envisageant le tournant politique de Mayotte, on voit apparaître des incommensurables problèmes. Les différences géographiques, les différences d'approches socio-culturelles, la place que peut prendre la tradition dans une société nouvelle font jaillir la question de l'identité et révèle à cette ocassion toute sa complexité. Si Mayotte trouve toute son intégration au sein de la Constitution française, serait-elle portée vers l'assimilation totale de la culture française ou aura -t-elle la chance de sauvegarder toute sa tradition? L'approche du fait identitaire doit  prendre une  interprétation autre. En effet,  ce fait doit  se mesurer  au travers  d'une  volonté massive de changement bien caractérisé. C'est le devenir politique qui inaugure une nouvelle approche de la culture, en particulier celle de Mayotte. On peut supposer que l'identité reste une réalité changeante. On vit sa culture au travers de cette nécessité du changement et du besoin des intérêts communs. La transformation culturelle se fait  par  un besoin  de s'approprier son  vécu. Le  choix politique est peut être ce besoin de renouveau culturel et identitaire. On peut dire que la politique participe à la révélation d'une identité et à sa création. Est-on en train de créoliser  la culture  mahoraise? La question est déjà anachronique face à la réalité d'aujourd'hui.
Par luniz - Publié dans : luniz-mda
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