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Lundi 22 mai 2006
Il est facile de reprocher à la France son manque de politique volontariste et réaliste envers Mayotte. Ce refus d'engagement souligne l'ignorance de la Métropole des valeurs fondamentales qui subsistent au sein de la société mahoraise et de son pouvoir d'agir. Les mahorais sont trés impliqués dans la vie politique et ceci par une manifestation massive aux appels démocratiques. Les élections restent des moments de vives polémiques, critiques mais aussi d'une participation volontaire à l'évocation du droit et de la liberté. Les Mahorais sont des démocrates qui souffrent d'une volonté de reconnaissance. En effet on oublie souvent de donner aux Mahorais la chance d'éprouver la valeur de leur action démocratique. On leur fait des promesses qui jadis ressemblent plus à des contes pour enfant qu'à des programmes ou projets politiques effectifs. A quand la départementalisation? Ceci demeure la problématique et le moyen soit disant légitimes qu'on souffle aux Mahorais pour qu'ils ne désespèrent pas de la politique. Les politiques Mahorais usent  et abusent de cette question  pour cautioner leur action politique puérile et pour se donner bonne conscience en disant que: c'est la faute de Paris si jusqu'aujourd'hui nous n'avons pas le statut de département. Il y a un manque terrible d'actions et d'initiatives de la part des politiques.  Aucune politique  portée  à  Mayotte  n'a donné de véritable  résultat  visible  et  salutaire  pour  la  population. Certains diront  qu'on a beaucoup  dévéloppé  la sphère pédagogique. Ces gens oublient que pour asseoir le savoir et  pour avoir une instruction potentiellement pérenne et qui appelle au progrés il faut donner à l'individu des instruments tels que des bibliothèques et des médiathèques pour l'enrichissement personnel mais aussi pour l'épanouissement de la raison. On s'est promis une départementalisation qui demeure aujourd'hui un horizon futile car en manque de réalisme. Voilà quelques illustrations qui expilicitent le retard de Mayotte pour son étendue sociale et économique. La départementalisation est une promesse que nos dirigents nous ont faite pour nous obnubiler et cacher leur incompétence face à la vélléité de Paris. Cette visée départementaliste de Mayotte est déjà  une projection  ankylosante  de la  pratique de la politique. On ne peut pas faire de la politique en reniant la réalité quotidienne de la population. Le statut  de DOM pour Mayotte reste un horizon lointain à cause de son historicité, handicapant à cause de  la latence de son effectivité et escarpante parce qu'elle demande une modification en profondeur  de  notre mode de représentation de nos valeurs et de nos habitudes mais aussi de notre participation à la vie sociale. L'action politique responsable doit se mesurer au travers des évolutions et des progrès de la société et de l'épanouissement de chaque indvidu. Il ne s'agit pas  de faire le bonheur de chaque individu; il s'agit de donner à tout un chacun les outils nécessaires pour son propre développement. Cette politique responsable est manquante à Mayotte. Cependant ne soyons pas aussi catégorique quant à cette affirmation. Mais on peut aussi se demander si les responsables Mahorais ont su faire la promotion des potentiels humains et des ressources naturelles visibles dans l'île? On n'a pas su promouvoir l'agriculture, la péche, et autres ressources. Or ces richesses sont  fondamentales pour  l'expension économique de Mayotte car  cela permet de stimuler la croissance voire  la baisse du chômage. C'est triste de voir qu'on est obligé au jour d'aujourd'hui de dépendre de l'Afrique du Sud  et  de Madagascar  et autres  pays  pour nous approvisionner en viande et riz  alors que ces produits existent potentiellement à Mayotte. La politique à Mayotte n'est ni réaliste ni pragmatique car elle ne tient pas compte de la richesse humaine et de ses potentiels. Ce qui explique que le développement de Mayotte soit si lent et disparate voire ankylosé par l'aveuglement des autorités légiférentes.
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Samedi 6 mai 2006
Ne nous arrêtons pas sur le seul fait que Mayotte n'a pas d'assise politique pour expliquer le manque d'action politique sur l'île. Ce manque, pour commencer, s'explique par un déficit voulu d'instruction de la part de la puissance colonisatrice. Etant colonisée par la France depuis le 18è siècle, Mayotte a souffert d'une absence d'un développement en matière d'éducation. On a omis de construire des écoles pour faire évoluer  la responsablité et l'autonomie pratique voire politique des Mahorais. On a tenu les Mahorais en laisse en omettant de leur donner des outils intellectuels et républicains pour pouvoir prévaloir leurs droits en cas de nécessité. Ce fut une erreur inexcusable de la part de la puissance colonisatrice. En effet la France a su développer l'outil éducatif dans toutes ses autres colonies sauf à Mayotte. Quelles sont les raisons de cette négligence? Pourtant les Perses, ancienne puissance colonisatrice, ont réussi à instituer l'étude de leur histoire aux Mahorais. Ce déficit  d'instruction peut être considéré comme le premier levier manquant pour un possible développement rapide de Mayotte. En négligeant  l'intérêt primordial de la scolarisation du peuple Mahorais, les responsables politiques français de l'époque ont empêché Mayotte de s'ouvrir au monde et par la même occasion la contraint à se soumettre à son bon vouloir. Mayotte fut institutionnellement ou politiquement parlant enchainée à un destin d'une société souffrante d'une émancipation. Face à cette situation les Mahorais ont été forcés d' accepter les moindres dictats du pays colonisateur. En effet on sait qu'en enlevant à une personne sa capacité de raisonner on lui enlève par la même occasion sa liberté. La France, pays des droits de l'homme et des pères chantres de la démocratie, a failli volontairement à sa vocation de propager la lumière. On a gardé les Mahorais dans l'obscurité tout en leur disant qu'ils avaient des droits. Mais de quel droit? Mayotte n'a même pas pu bénéficier de cette imbécile mission civilisatrice. En effet par habitude idéologique mesquine, les colonisateurs avaient cette tendance d'aller vers d'autres mondes pour leur apporter une certaine vision du monde. Ceci se faisait par une formation du peuple indigène donc d'une scolarisation de la population. Est ce une chance que Mayotte ait manqué de cette diposition? Mais en tout cas, force est de reconnaitre que les Mahorais pendant cette période n'ont pas eu la chance d'apprendre la langue française. Cela ne veut pas dire que les Mahorais furent des incultes et analphabètes. Bon nombres d'entre eux savaient lire et écrire l'arabe. Mais comment expliquer que jusqu'aux alentours des années 60 Mayotte ne disposait d'aucune structure pédagogique véritable? Fut ce un oubli historique, ou a-t- on volontairement caché aux Mahorais l'importance du travail de la raison et de sa pratique par la culture? De 1846 aux années 60 l'action  politique de la France à Mayotte peut être moralement  condamnable à cause de cette insuffisance en matiére d'éducation. De là, ne pas s'étonner que les Mahorais ont un certain retard dans son évolution sociale, économique et politique. Une erreur historique comme on peut le constater partout peut avoir des conséquences lourdes pour une meilleure évolution d'une société et de son bien être.
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Samedi 29 avril 2006
Comment expliquer le fait que depuis un siécle le schéma politique mené à Mayotte demeure stérile? Comment  caractériser ce déficit d'action politique et au nom de quelle insuffisance pratique on ne peut pas observer des changements dans la vie des Mahorais? Tout d'abord on peut remarquer que Mayotte n'a pas pu bénéficier d'une instititution politique bien définie pour porter la voix mahoraise. Les leaders Mahorais qui proclamaient  l'envie de la population  de s'ancrer au sein de la France n'ont pas eu d'audience au delà de Mayotte ou de la région Océan Indien. Cette faillite s'explique aussi par le fait que ceux qui ont acclamé le choix de cette appartenance à la France n'ont pas su  faire entendre leur désir républicain et démocratique au sein des institutions internationales de l'époque. Et ce parce que leurs choix allaient  à l'encontre du mouvement de la décolonisation. Les grandes institutions mondiales, peu importe leur idéologie ou doctrine, n'ont pas laissé les Mahorais s'exprimer. Aucun responable politique mahorais n'a été entendu au sein de l'ONU ou de l'OUA. On a omis de donner une légitimité à la volonté mahoraise et à son désir. Mayotte fut oubliée et incomprise face à ces bouleversements historiques. Pourtant Mayotte ne prétendait qu'à prévaloir son droit qui est considéré comme fondé selon le fameux discours du président américain Wilson: le choix de toute société (peuple) à choisir son appartenance politique sans souffrir d'aucune forme de soumission ou d'ingérence. Mayotte souffre d'une assise politique et institutionnelle inexistante. Les Mahorais ont passé tellement de temps à vouloir rester français qu'ils ont oublié de se doter d'une vision  politique capable de faire prévaloir leurs intérêts. Sinon cette vision est caduque, voir anachronique. La reconnaissance de Mayotte se fera par la volonté des Mahorais à se reconnaître comme une entité politique capable de s'auto-gérer et de s'auto-normer.  Il  va  falloir que nous commençons à nous donner un idéal de société basé sur la mise en avant de nos richesses culturelles, économiques, historiques et autres....Si c'est possible, créons un modèle mahorais qui raisonnera  au travers  de nos choix  et actions. Nous devons battir une société qui tient compte de nos spécificités locales et les mettre en avant pour aller en second lieu nous prévaloir devant les assises nationales. Il s'agit de promouvoir Mayotte ayant déjà ses socles économiques et culturels devant l'assemblée nationale et autres organismes de la République. Faisons la promotion de nos acquis et de nos prétentions avant de solliciter d'autres choses bien que cela soit  légitime. Nous ne devons pas attendre qu'on nous consulte  pour faire  entendre nos revendications. De  même nos représentants politiques ne doivent pas être des témoins de l'évolution politique de Mayotte, ils doivent être les acteurs de cette évolution voire les instigateurs de celle-ci. Arrêtons d'attendre qu'on vienne nous consulter sur notre propre avenir;  nous devons avoir cette  audace républicaine qui consiste à aller prévaloir notre liberté. Ne restons pas un peuple mineur au sens kantien c'est à dire sous tutelle d'un maître. Il sagit ici d'acquérir notre majorité par la voix de la raison et de la lumière qui nous a fait choisir cette forme de régime politique. C'est de notre devoir que d'aller chercher ou raviver cette lumière républicaine car celle-ci fut en nous mais à l'heure actuelle elle est en demi teinte. Il y a déjà eu suffisamment de rapports voulus et instigués par les gouvernements successifs et assemblées de tout ordre mais rien n'évolue. Mayotte est ankylosée par ces propres perspectives car elle ne se donne pas les outils rationnels pour prévaloir son droit. Nous verrons plus tard les raisons de ce manque de mobilité dans l'action politique.   
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Lundi 17 avril 2006
Au jour d'aujourd'hui il est délicat de définir le statut exact de Mayotte. On peut se demander quelle est la place de Mayotte au sein de la Répubique française. Quel est son statut politique et quelle définition institutionnelle peut on attribuer à ce statut? A l'heure actuelle personne n'est capable de signifier le statut de Mayotte au sein de la République française. Ce constat demeure une méprise envers les Mahorais. En effet est-ce que Mayotte peut avoir la prétention d'un TOM ou d'un DOM, ou n'est elle qu'un sorte de rafistollage institutionnel? On reconnait que dans l'affaire mahoraise règne à la fois l'hypocrisie et l'ignorance de certaines personnes. Depuis la volonté commune des Mahorais à vouloir rester français, on leur a promis un statut stable et durable dans  la République. Cependant depuis 1975 rien ne se passe à part des promesses et des consultations qui ne voient jamais le jour. On ne peut que regretter ce manquement à la démocratie et à l'idée républicaine pour un pays qui ne vit qu'à partir et au travers de ces grandes idées et principes. Rousseau comme Montesquieu auraient honte de cette cavalcade politique qui souffre beaucoup d'intégrité et d'honneur et de respect républicain. On méprise Mayotte et les Mahorais dans la mesure où on ne  leur donne pas la pleine jouissance de leurs droits. Dans cette même perspective la France méprise tout aussi ses propres institutions et sa grandeur démocratique. Les Mahorais souffrent d'une reconnaisssance politique intègre. Paris a-t-elle peur d'attribuer un statut viable et légitime aux Mahorais? La question se pose au vue des différentes consultations ordonnées par tous les gouvernements successifs aux Mahorais. Cette hypocrisie existe depuis plus d'un siècle. Etant tout d'abord une colonie française, Mayotte a souffert d'un manque de  reconnaissance démocratique. Le colonisateur français a omis de prévaloir une instruction véritable, une économie caractérisée et une légitimité politique reconnue par tous. Ce déficit républicain est souvent ignoré au travers des débats et des différentes rencontres institutionnelles. Souvent la France s'est excusée de cette situation à cause de la place de Mayotte dans l'Archipel des Comores et la prétention de l'Etat comorien à vouloir voir Mayotte rester avec les Comores. Cependant c'est une fausse excuse dans la mesure où le peuple Mahorais s'est autodéterminé et a choisi ce qui lui semblait être meilleur pour lui. De ce fait qu'est ce qui pousse la France à retarder l'intégration de Mayotte au sein de sa vie politique, économique, sociale voire historique? Cette situation est tellement scandaleuse au vue de l'illisibilité du statut de Mayotte dans la constitution française. L'affirmation constitutionnelle de Mayotte est périeuse car elle est très floue. Effectivement l'intégrité des Mahorais se mesure au travers une oscillation de  deux articles de la constitution. Mayotte n'est ni un TOM ni un DOM. L'île vit au travers d'un statut  hybride  et méprisant (CDOM) car ce satut reste une exception dans sa formulation institutionelle et constitutionnelle mais aussi au travers de son obsolescence. Mayotte ne peut plus vivre du provisoir. Le choix politique a été démontré et il s'afiche dans le réel. Il s'agit de comprendre au contact de ce fait, pourquoi il y a ce manque d'effectivité politique de ce choix émis.  Cependant si les politiques français manquent de cette audace républicaine, que font donc les  dirigeants politiques mahorais?  C'est  ici  qu'on peut affirmer  qu'il existe une crise d'identité  à Mayotte. Cette crise est d'ordre politique.  Les Mahorais croient à cette appartenance fictive et fictionnelle au sein de la France. Il n'en demeure pas moins que cela n'est que pure illusion. Illusion entretenue pour ne pas effrayer la conscience collective de ces prétentions politiques identitaires  L'ignorance  de celle-ci  vient des responsables  mahorais. A quand la revendication et l'affirmation de l'identité politique de Mayotte? Telle est la question qu'on peut soulever quand on voit que les dirigeants mahorais se contentent de cette illusion politique. Est ce légitime que les responsables politiques acceptent les consensus et les compromissions de Paris alors que le choix émis par la population est très claire et ne demande qu'à être effectitve. Où se trouve la légitimité de ces consensus sachant que les Mahorais se sont battus pour leurs droits. Quand est ce que les Mahorais pourront jouir de ces droits qui se veulent  acquis?  Au nom de quels intérêts politiques les Mahorais doivent supporter cette hypocrisie républicaine?
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Vendredi 14 avril 2006
la nature offre un decorum fascinant. je me demande ce que pensent les gens en voyant cette photo. est ce le moment d'exalter notre émotion par l'imaginaire et par le désir d'epprouver notre indicible état de conscience? c'est peut être au contact de la nature qu'on retrouve et qu'on recrée nos rêves. je laisse à chacun l'opportunité de vivre cette expérience unique. je fais appel pour cette occasion à vous les poètes pour nous donner les chants de la nature.
pourquoi les mots que nous utilisons ne sont pas assez justes et précis pour décrire un tel spectacle.cette pauvreté lingustique est hallucinemment en opposition avec la richesse de la nature. et pourquoi..............???
Par luniz - Publié dans : luniz-mda
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